Gravure · Dessin · Peinture — Paris
IvanRomero
Je suis né au Mexique et je vis en France depuis 2009. Comme tout le monde, je dessine depuis l'enfance — même si je suis aussi passé par l'école des arts. Je dessine, je peins et je grave le corps humain : ce qu'il endure et ce qu'il cache.
Œuvres
01 — Atelier, Paris
Techniques
02 — Trois façons de travailler
Bois et cuivre
Gravure
La gravure est l'extension du dessin : la ligne qui finit par devenir expression, comme dans tous les arts.
J'aime graver le bois parce que la matière se sent — on touche le dessin avec les mains — et parce que la matière te parle et te commande : on ne passe pas la gouge où l'on veut, mais où le bois le permet. J'ai commencé là et j'y reviens toujours.
Graver le métal est différent, et pas moins fascinant. Le matériau est froid et le trait reste marqué dans la plaque ; en échange, on peut contrôler la ligne, les ombres et les noirs. Mais il y a aussi des accidents, et ce sont les accidents qui rendent l'expérience de la gravure magique.
J'imprime à la main, en éditions courtes. Cœurs anatomiques montés avec un ex-voto de fer-blanc, lutteurs masqués, chiens xoloitzcuintles : ce que j'ai apporté du Mexique, taillé à Paris.
D'après nature
Dessin
Le dessin est l'expression la plus primitive que nous ayons. Tout le monde dessine — même avant de parler — et toute personne qui sait écrire sait dessiner.
Moi, je dessine d'après nature depuis toujours : la sanguine pour le poids du corps, la craie blanche sur papier noir pour ce qui reste quand la lumière s'éteint, le stylo bille rouge pour les portraits qui n'admettent aucune correction. Sans lever la main : si la ligne se trompe, la ligne reste.
Dessiner me calme et me stresse, m'émeut et me fatigue ; j'aime ça, et je le déteste quand je veux dessiner et que rien ne vient. Conclusion : ce n'est pas moi qui commande au dessin, c'est le dessin qui me commande.
Mon intérêt, c'est que les gens dessinent — et que moi, je n'arrête jamais.
Toile et grand papier
Peinture
La peinture me donne de la liberté et en même temps me tient, de l'œil à la main. Elle me fait réfléchir avant de poser la couleur. Et dans ma tête il y a un dialogue auquel je participe peu — il se joue entre mon œil et ma main — ; moi, je prépare seulement les matériaux et je déplace les objets qu'on utilise.
Acrylique et fusain sur toile pour les masques de la lucha libre : le lutteur est le seul personnage qui devient plus lui-même en se couvrant le visage. Pastel, aquarelle et acrylique sur papier pour les corps d'un mètre quatre-vingts, qui ne tiennent plus dans un carnet. Et de temps en temps une fenêtre, un arbre, un chien : ce qu'on voit depuis l'atelier.
Biographie
03 — Parcours et expositions
Ivan Romero et Damien Valero — stand de l'association Vilcenart
« J'aime partager le moment et le mezcal, et apprendre des choses que je pourrai explorer en créant. »
Je suis diplômé de l'UNAM — de l'École nationale des arts plastiques, aujourd'hui Faculté des arts et du design —, à Mexico, et j'ai travaillé dans la publicité comme directeur artistique. Je me suis installé en France en 2009.
Dans la gravure j'ai trouvé l'expression ; dans le bois, la matière. La matière organique ne se laisse pas faire : le bois t'apprend que la gouge ne passe pas où tu veux, mais où le fil te laisse passer. Cela m'a fait voir, sentir et penser autrement.
J'ai aussi enseigné : le dessin et l'art à des enfants, à des ados, à des adultes et à des personnes âgées. Mon travail n'est pas seulement de créer, c'est de faire croire — que tout le monde peut dessiner.
En arrivant en France, j'ai tenu un bar mexicain. C'est là que j'ai appris à faire des cocktails avec mon alcool préféré, le mezcal. Trazos y Tragos vient de là.
Je suis sociable et bon vivant. Je profite de chaque moment que la vie me prête, de préférence accompagné. Le plaisir, c'est boire et dessiner ; ou faire boire et dessiner.
- 2026 « Dialogus », exposition collective de gravure — Atelier Damien Valero, Vincennes (FR)
- 2025 « Du dessin à la gravure », avec Damien Valero — Atelier Damien Valero, Vincennes (FR)
- 2009 Installation à Paris
- [año] Diplômé de l'École nationale des arts plastiques, UNAM — Mexico
La Mano
en Libertad
04 — Trois ateliers à Paris
La Mano en Libertad, c'est mon projet visuel et social : je veux montrer ce que je fais et ce que je suis capable de faire faire aux autres. Je développe mon œil et j'aide à développer d'autres yeux, pour que la main s'exprime. Ce sont trois ateliers à Paris, chacun avec son lieu et son rythme.
L'œil capte, la tête pense et la main dessine en liberté.
Suivre l'atelier sur Instagram — @lamanoenlibertad
La tradition du modèle vivant
Dessiner d'après le corps vivant, comme on le fait depuis l'Antiquité : c'est la plus vieille école qui existe, et toujours la meilleure. Poses courtes, poses longues, sanguine et fusain.
On dessine ensemble
Ce n'est pas un cours magistral, c'est une soirée. Des gens qui ne se connaissent pas, une musique, un verre, et deux heures à regarder la même chose et à la dessiner chacun à sa manière.
Tout le monde sait dessiner
Quiconque sait écrire sait dessiner. La main sait déjà ; c'est la tête qui l'empêche. On vient pour apprendre à lâcher, pas pour réussir — et ce sont les débutants qui se surprennent le plus.
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05 — Instagram
Deux comptes, deux choses différentes. L'un, c'est ce que fait Ivan ; l'autre, ce qu'il fait avec les autres.
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06 — Galeries, presse, séances
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